Marketing digital : le francilien Kwanko fusionne avec l'allemand VerticalAds – Les Échos

La PME française implantée dans les Hauts-de-Seine et l'ETI allemande forment le numéro deux du marché des plateformes d'affiliation en Europe, avec un chiffre d'affaires consolidé de 125 millions d'euros.
Par Valerie Landrieu
Mouvement de consolidation sur le marché très morcelé du marketing digital en Europe : la plateforme d'affiliation française Kwanko fusionne avec le groupe allemand VerticalAds et devient sa marque généraliste. Modélisée par Jeff Bezos pour faire la publicité d'Amazon à ses débuts, l'affiliation, que l'on peut comparer à un réseau intelligent d'apporteurs d'affaires sur Internet, s'est développée en France à partir des années 2000.
Engendrant un chiffre d'affaires consolidé de 125 millions d'euros, l'opération va permettre au nouveau groupe de prendre le deuxième rang du marché européen, derrière le géant anglo-saxon Awin – le réseau d'Axel Springer et de United Internet – et devant le suédois Tradedoubler (Reworld Media).
Les actionnaires de Kwanko, dont les fondateurs, François Bieber et Kevin Hatry, et les dirigeants clés, deviennent actionnaires de VerticalAds. Ralf Fischer, fondateur de l'ETI allemande, prend la présidence et la direction générale de l'ensemble fusionné.
Depuis sa création en 2003, Kwanko, qui affiche 42 millions de chiffre d'affaires au titre de son exercice 2021, s'est approprié quelques grands noms parmi ses clients, dont Monoprix, Engie ou Groupama.
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La PME, basée dans les Hauts-de-Seine, a commencé à se développer à l'international il y a près de 15 ans, parfois, cependant, avec trop d'appétit. Après un recentrage stratégique en 2018 – qui l'a vue fermer ses activités en Colombie et au Canada -, elle a fini par se concentrer sur la France, l'Allemagne, la Pologne, la Belgique, le Royaume-Uni, le Portugal et le Brésil. Elle compte un effectif total de 145 personnes.
​L'ETI allemande réalise, elle, l'intégralité de son chiffre d'affaires – 83 millions d'euros en 2021 – sur son marché national, avec 85 salariés.
« Chacun avait besoin d'un changement d'échelle. Nous nous sommes retrouvés sur un projet d'entrepreneur avec des ambitions de croissance fortes », explique François Bieber, qui codirigera la structure fusionnée. Le plan de développement envisage notamment une accélération au Royaume-Uni et au Brésil. Les dirigeants comptent, entre autres, partager leur technologie de plateforme pour créer des effets de levier.
Valérie Landrieu
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